La RéImmigration n’est pas la remigration : pourquoi la ressemblance est un choix et non une erreur

Bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Intégration ou RéImmigration.
Je suis l’avocat Fabio Loscerbo.

Ces derniers temps, le terme « remigration » s’est imposé avec force dans le débat public, notamment en France. Il est de plus en plus utilisé, souvent dans un registre politique, parfois sans véritable encadrement juridique.

Mais il est essentiel de clarifier un point fondamental.

La RéImmigration n’est pas la remigration.

La ressemblance entre ces deux termes n’est pas une confusion. C’est un choix délibéré. Il s’agit d’entrer dans un débat déjà existant pour en transformer les bases sur le plan du droit.

La remigration, telle qu’elle est généralement présentée, repose souvent sur une approche globale, parfois collective. Elle raisonne en termes de catégories, de groupes, et peine à s’articuler avec les exigences du droit, notamment le respect des droits fondamentaux et le principe d’examen individuel.

La RéImmigration, au contraire, est un concept juridique.

Elle ne s’intéresse pas à l’origine ou à l’identité de la personne, mais à son comportement juridiquement pertinent. Elle repose sur une évaluation individuelle, fondée sur des critères objectifs.

Le point central est le suivant :
le droit de rester sur le territoire ne peut pas être totalement indépendant d’un véritable processus d’intégration.

Dans le paradigme « Intégration ou RéImmigration », l’intégration devient un critère juridique. Elle se fonde sur trois éléments essentiels : le travail, la connaissance de la langue et le respect des règles.

Si ce parcours existe, le droit au séjour se renforce.
S’il n’existe pas, la question de la RéImmigration se pose.

Non pas comme une position idéologique, mais comme une conséquence juridique.

Et c’est là que réside la différence essentielle :

La remigration cherche à déterminer qui doit partir.
La RéImmigration établit juridiquement qui a le droit de rester.

Cela peut sembler une nuance, mais en réalité, cela change tout.

Car cela signifie replacer la question migratoire dans le cadre de l’État de droit, avec des procédures, des garanties et un contrôle juridictionnel.

Pour un public français, cette approche fait écho à des instruments déjà connus, comme le contrat d’intégration républicaine ou les exigences liées à certains titres de séjour.

La RéImmigration ne vise pas des catégories abstraites.
Elle repose sur une appréciation au cas par cas, dans le respect du droit.

Le choix du terme « RéImmigration » a précisément cette fonction :
ne pas éviter le débat, mais s’y confronter directement pour le dépasser sur le plan juridique.

Deux mots proches, deux logiques opposées.

Et comprendre cette différence est essentiel pour aborder sérieusement l’avenir des politiques migratoires.

Merci pour votre écoute. À très bientôt pour un nouvel épisode.

Dal Sudafrica una lezione per l’Europa: ignorare l’integrazione alimenta il conflitto sociale

Le recenti proteste contro gli immigrati registrate in Sudafrica stanno attirando l’attenzione dell’opinione pubblica internazionale. In diverse aree del Paese gruppi organizzati hanno chiesto l’espulsione degli immigrati irregolari, mentre episodi di violenza hanno costretto centinaia di persone provenienti da Mozambico, Malawi e altri Paesi africani ad abbandonare le proprie abitazioni o addirittura a rientrare nei…

Simone Leoni e Francesca Totolo riaprono il dibattito: ma come si misura davvero l’integrazione?

Un recente scambio sui social tra Simone Leoni, Segretario Nazionale di Forza Italia Giovani, e la giornalista Francesca Totolo ha riportato al centro dell’attenzione un tema che da anni accompagna il dibattito sull’immigrazione in Italia: l’integrazione. La discussione nasce da una posizione espressa da Leoni che può essere sintetizzata in modo molto semplice: chi delinque…

Il saldo fiscale non basta: il vero banco di prova è l’integrazione

I dati economici sull’immigrazione vengono spesso utilizzati per sostenere posizioni opposte. C’è chi afferma che l’immigrazione rappresenti un costo per lo Stato e chi, al contrario, evidenzia il contributo fiscale e produttivo garantito dai cittadini stranieri regolarmente residenti in Italia. Le analisi della Fondazione Leone Moressa mostrano che nel 2023 gli immigrati hanno prodotto un…

Commenti

Lascia un commento