
Giorno: 26 febbraio 2026
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Intégration ou ReImmigrazione : pourquoi le débat européen dépasse la seule question économique
En Europe, l’Espagne est aujourd’hui souvent présentée comme un modèle pragmatique de gestion migratoire. Plusieurs analyses italiennes l’ont récemment souligné, notamment l’article « L’immigrazione regolare come leva di sviluppo economico: il caso spagnolo » publié par 7Grammilavoro (https://www.7grammilavoro.com/limmigrazione-regolare-come-leva-di-sviluppo-economico-il-caso-spagnolo/) et « Migranti: la Spagna sceglie l’integrazione » publié par Il Bo Live – Université de Padoue (https://ilbolive.unipd.it/it/news/societa/migranti-spagna-sceglie-lintegrazione).
Ces articles présentent l’Espagne comme un pays qui a choisi d’élargir les voies légales d’entrée, de mettre en place des régularisations ciblées et de répondre aux besoins du marché du travail par une politique d’intégration assumée. L’immigration, dans cette perspective, devient un levier de développement économique et un outil de stabilisation démographique.
Pour un public français, ce raisonnement n’est pas étranger. En France aussi, le débat oscille régulièrement entre la nécessité économique – pénuries de main-d’œuvre, vieillissement de la population, financement du système social – et les préoccupations liées à la cohésion nationale. La question est souvent formulée en termes d’utilité économique : les migrants contribuent-ils plus qu’ils ne coûtent ?
Mais le débat européen actuel, en particulier en Italie, tend à dépasser cette seule logique économique. La véritable question n’est pas uniquement celle de la contribution au PIB ou aux finances publiques. Elle est institutionnelle : le critère économique suffit-il à fonder la permanence durable sur le territoire national ?
Il est incontestable que les migrants qui travaillent légalement participent au financement des systèmes sociaux et occupent des secteurs en tension. Le modèle espagnol, tel que décrit dans les articles mentionnés, montre qu’une gestion ordonnée et légale peut réduire l’irrégularité et favoriser l’insertion professionnelle. Cependant, la fonction économique est par nature conjoncturelle. Les cycles économiques évoluent, les besoins sectoriels changent, la croissance ralentit ou s’accélère.
Si la légitimité de la présence repose principalement sur la demande du marché du travail, que se passe-t-il lorsque cette demande diminue ? Un État ne peut être gouverné comme une entreprise ajustant ses effectifs selon la conjoncture. La résidence durable implique des droits sociaux, le regroupement familial, l’accès au système éducatif et une transformation structurelle de la société.
C’est dans ce contexte qu’intervient le paradigme que je propose : Integrazione o ReImmigrazione. Le terme ReImmigrazione reste volontairement italien. Il ne s’agit pas d’un simple « retour » au sens administratif, mais d’un mécanisme structuré et ordonné qui intervient lorsque le processus d’intégration échoue.
L’intégration, dans cette conception, n’est pas un slogan politique ni une déclaration d’intention. Elle constitue un pacte vérifiable entre l’État et l’individu. Elle repose sur trois piliers fondamentaux : un travail stable, la maîtrise de la langue et le respect constant de l’ordre juridique. L’État garantit des droits et une protection ; l’individu assume des devoirs et démontre son intégration de manière concrète.
Si l’intégration est réelle et durable, la permanence est pleinement légitime. Si elle échoue, la présence ne peut devenir automatique ni irréversible. Dans ce cas, un processus ordonné de ReImmigrazione doit être possible.
Le débat français connaît déjà des tensions similaires autour de la notion d’intégration républicaine, des contrats d’intégration, de la maîtrise linguistique ou du respect des valeurs constitutionnelles. Toutefois, sans mécanisme de vérification effectif et sans clause de responsabilité claire, l’intégration risque de demeurer une formule politique plutôt qu’une condition juridique.
L’exemple espagnol peut offrir des enseignements utiles en matière d’ouverture de voies légales et de régularisation ciblée. Mais sans une structure explicite de responsabilité et de réversibilité, il reste incomplet.
Le choix n’est pas entre ouverture et fermeture. Le véritable choix est entre une immigration fondée principalement sur l’utilité économique et une immigration fondée sur un pacte d’intégration vérifiable.
Integrazione o ReImmigrazione propose un équilibre : l’entrée peut être liée aux besoins économiques, mais la permanence doit être liée à l’intégration réelle. La ReImmigrazione n’est pas l’opposé de l’intégration ; elle en est la garantie institutionnelle.
Dans une Europe confrontée à des défis démographiques, sociaux et sécuritaires majeurs, l’intégration ne peut être déclarative. Elle doit être mesurable, exigeante et réciproque. Sans vérification, il n’y a pas d’intégration. Sans responsabilité, il n’y a pas de stabilité.
Avv. Fabio Loscerbo
Lobbiste – Registre de transparence de l’Union européenne
ID 280782895721-36
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Formación jurídica continua sobre protección complementaria: una perspectiva italiana con proyección europea
En 2026 organizo en Bolonia un ciclo estructurado de seminarios jurídicos acreditados oficialmente por el Consejo del Colegio de Abogados de Bolonia en el marco de la formación continua obligatoria, con el reconocimiento de dos créditos formativos por cada evento, según consta en la comunicación formal de la Comisión competente.
Aunque estos encuentros se desarrollan dentro del ordenamiento italiano y del Derecho de la Unión Europea, los temas tratados resultan especialmente relevantes para el público jurídico español y latinoamericano: abogados especializados en extranjería y asilo, magistrados de lo contencioso-administrativo, académicos, investigadores y responsables de políticas públicas.
La protección complementaria prevista en el artículo 19 del Decreto Legislativo italiano n.º 286/1998 no es una figura residual. Constituye hoy un instrumento estructural en la articulación entre el control de la inmigración y la tutela efectiva de los derechos fundamentales. En ella confluyen el principio de dignidad humana, la protección de la vida privada y familiar y el juicio de proporcionalidad, todo ello interpretado a la luz del Convenio Europeo de Derechos Humanos y de la Carta de Derechos Fundamentales de la Unión Europea.
El primer seminario analiza la protección complementaria en la jurisprudencia de instancia, estudiando los criterios aplicados por los tribunales ordinarios italianos y por la Corte de Casación, así como el diálogo con el Tribunal Europeo de Derechos Humanos. Se presta especial atención al concepto de integración como elemento jurídicamente relevante y a la construcción probatoria en el procedimiento.
El segundo seminario aborda una dimensión más estructural: la protección complementaria como instrumento de gobierno de la inmigración. Aquí se examina un paradigma claro: la integración como fundamento de la permanencia legítima en el territorio y la re-inmigración como consecuencia jurídica cuando el proceso de integración fracasa. El análisis comparado con otros modelos europeos permite situar el debate italiano en un contexto más amplio, siempre dentro de los límites que imponen el Derecho de la Unión y el sistema convencional europeo.
El tercer seminario tiene un enfoque eminentemente práctico. Se centra en la redacción de la solicitud de protección complementaria, la actividad probatoria, el acceso a los expedientes administrativos y la relación técnica con las autoridades administrativas competentes en procedimientos ordinarios y acelerados. En un contexto de creciente utilización de procedimientos rápidos, la precisión técnica se convierte en un factor determinante.
Para el público español, estas cuestiones guardan una evidente conexión con los debates sobre protección subsidiaria, autorizaciones por razones humanitarias, arraigo, prohibiciones de expulsión y la aplicación del artículo 8 del Convenio Europeo de Derechos Humanos. La tensión entre soberanía estatal y tutela de derechos fundamentales es común a nuestros sistemas jurídicos.
Profesionales, universidades o centros de investigación interesados en un enfoque comparado pueden ponerse en contacto conmigo. A solicitud, puedo facilitar materiales didácticos, presentaciones y documentos de trabajo utilizados en el marco de los seminarios, con el fin de promover un intercambio académico y profesional de carácter internacional.
La protección complementaria no es una excepción dentro del sistema migratorio. Es parte de su arquitectura jurídica. Comprenderla en su dimensión técnica y estructural es esencial para abordar con rigor el derecho contemporáneo de la inmigración.
Avv. Fabio Loscerbo



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